Mazout

Propriétés du mazout

Informations générales sur le mazout extra-léger

Le mazout extra-léger représente près de 40% des ventes nationales de produits pétroliers en Suisse, ce qui fait de lui le produit pétrolier le plus vendu en Suisse, avant l’essence. Le mazout extra-léger fait partie des distillats moyens et comprend donc les composants de pétrole brut qui entrent en ébullition à des températures intermédiaires. Les distillats moyens que sont le mazout et le diesel sont souvent regroupés sous le concept de « gasoil ». Pour le différencier par rapport au carburant diesel, le mazout extra-léger est marqué chimiquement et il est coloré en rouge. En comparaison avec d’autres carburants, le mazout se distingue par un pouvoir calorifique extrêmement élevé. Il doit être résistant au froid et brûler en laissant le moins de résidus possibles. En dehors de la qualité standard du mazout extra-léger, on trouve également en Suisse une qualité éco pauvre en soufre qui contient beaucoup moins de soufre et d’azote et dont les caractéristiques au froid sont améliorées.

Faits et chiffres en relation avec le mazout

Consommation mondiale d’énergie 
En 2008, la consommation mondiale d’énergie a atteint un total de 11 294,9 millions de tonnes, soit 3 927,9 millions de tonnes de pétrole, 3303,7 millions de tonnes de charbon,  2 726,1 millions de tonnes de gaz, 619,7 millions de tonnes d’énergie nucléaire et  717,5 millions de tonnes d’énergie hydraulique.

Consommation d’énergie par habitant
En 2008, 17,0 kg d’équivalent pétrole ont été consommés par jour et par personne en Amérique du Nord contre 10,6 kg en Suisse, 9,5 kg en Europe de l’Ouest et 3,0 kg dans le reste du monde.

Production mondiale de pétrole par région  
3 928,8 millions de tonnes de pétrole brut ont été produites au total en 2008. Cette production provient des régions suivantes : Moyen-Orient 1 253,7 millions de tonnes, Amérique du Nord 619,2 millions de tonnes, ancienne Union soviétique 620,4 millions de tonnes, Asie et Pacifique 381,2 millions de tonnes, Afrique 488,1 millions de tonnes, Amérique du Sud et centrale 335,6 millions de tonnes et Europe 230,6 millions de tonnes.

Consommation de pétrole brut par région
La consommation mondiale de pétrole brut s’est montée, en 2008, à un total de 3 927,9 millions de tonnes avec la répartition suivante : Amérique du Nord 1 076,6 millions, Asie et Pacifique 1 183,4 millions, Europe 776,7 millions, Moyen-Orient 306,9 millions, Amérique du Sud et centrale 270,3 millions, ancienne Union soviétique 178,8 et Afrique 135,2 millions.

Réserves mondiales de pétrole par région  
A l’échelon mondial, les réserves prouvées de pétrole brut sont estimées à 170,7 milliards de tonnes. Ces réserves se trouvent dans les régions suivantes : Moyen-Orient 102,0 milliards de tonnes, Amérique du Sud et centrale 9,7 milliards de tonnes, Afrique 16,6 milliards de tonnes, ancienne Union soviétique 17,2 milliards de tonnes, Amérique du Nord 9,7 milliards de tonnes, Asie et Pacifique 5,6 milliards de tonnes et Europe 2,0 milliards de tonnes.

Pour combien de temps les réserves prouvées suffisent-elles?  
En 1965, on estimait que la durée des réserves prouvées suffirait pour environ 32 ans. Ces estimations ont été révisées constamment du fait de la découverte de nouveaux champs pétroliers. En 2008, la durée de vie était estimée à 42 ans.

Base suffisante de ressources pour les générations futures  
La totalité des ressources en pétrole – à ne pas confondre avec les réserves utiles prouvées à l’aide de la technologie actuelle et exploitables aux coûts actuels – se situe entre 5 et 6 milliards de barils. Jusqu’ici, 1 milliard a été extrait.

Meilleure extraction de pétrole grâce aux progrès technologiques  
Les progrès de la technologie dans l’extraction de pétrole ont permis d’accroître constamment le maximum escompté de production au fur et à mesure des années.

Investissements – le principal défi  
Le principal défi des années à venir consiste à investir dans de nouvelles capacités en termes d’extraction, de transport et de raffinage de pétrole.

Réserves de gaz naturel par région et durée  
Les réserves de gaz naturel sont localisées dans les régions suivantes: 30,6% dans l’ancienne Union soviétique, 41,0% au Moyen-Orient, 8,3% en Asie et en Australasie, 7,9% en Afrique, 4,8% en Amérique du Nord, 4,0% en Amérique du Sud et centrale et 3,4% en Europe. La durée des réserves de gaz a été estimée en 2008 à près de 61 ans.

Evolution du prix du pétrole
Au début des années 90, le prix du pétrole était d’environ 19 US $/baril. En hiver 1999, le cours a atteint  - avec env. 13 US $/baril - son plus bas niveau historique de ces 10 dernières années. Après une hausse massive des prix au cours des deux années suivantes, le pic a été atteint lors de l’hiver 2000. A l’époque, un baril de pétrole côtait à peine à 30 US $. Après un léger repli, le cours a repris son envol et il se situe à l’heure actuelle (mi-2009) à près de 80$ le baril.

Consommation de pétrole en Suisse  
La consommation totale de pétrole en Suisse a oscillé, au cours de ces dernières années, entre 11 et 12 millions de tonnes, après avoir atteint plus de 13 millions de tonnes au début des années 90. 

Consommation des principaux produits  
Si l’on compare la consommation des quatre principaux produits, le mazout vient largement en tête avec près de 4,4 millions de tonnes. Il est suivi par l’essence avec 3,4 millions de tonnes. Le kérosène représente 1,4 million de tonnes et le gasoil enregistre 2,2 millions de tonnes. Si l’on compare l’évolution sur les dix dernières années, on voit ici aussi que la consommation de mazout diminue alors que celle des carburants est irrégulière.

Consommation et vente de mazout extra-léger
Si l’on compare la consommation et les ventes de mazout, on voit de quelle manière les stocks ont globalement augmenté ou diminué au fil du temps. Pendant les années dont les cours furent élevés, les stocks ont eu tendance à diminuer alors que, au cours des années ou les prix étaient inférieurs, les stocks ont eu tendance à augmenter. 

Consommation par source d’énergie
La consommation totale d’énergie mesurée en petajoules a augmenté continuellement, passant de 852 petajoules au cours de l’année 1998 à près de 900 petajoules en 2008. Sur ce total, env. 496 petajoules ont été utilisés à partir de pétrole, 211 petajoules d’électricité, 111 petajoules de gaz naturel et 82 petajoules d’autres sources d’énergie, notamment l’électricité et le gaz naturel pour la couverture d’un besoin accru.

Part des sources d’énergie en pourcentage  
En pourcentage, la part des sources d’énergie par rapport à la consommation finale a été de 55,1% pour le pétrole, de 23,5% pour l’électricité, de 12,3% pour le gaz naturel, de 3,9% pour le bois, de 1,8% pour la chaleur à distance, de 0,7% pour le charbon et de 2,7% pour les autres sources d’énergie. 

Prix de l’énergie de chauffage  
En ce qui concerne les prix de l’énergie de chauffage, on voit que l’électricité est de loin la plus chère avec 12 cts/kWh. Elle est suivie par le mazout et le gaz naturel avec un prix de 10 cts/kWh. En 2008, le mazout et le gaz naturel se trouvaient au même niveau. Le cours du pétrole a même chuté, en mars 2009, à son plus bas niveau depuis quatre ans. Cela signifie un recul des cours de 55% en comparaison avec juillet 2008. Depuis lors, le mazout est de nouveau la source d’énergie la meilleure marché.

Prix dans les stations-service
Les prix des carburants dans les stations-service ont augmenté, au cours des dix dernières années, de 21 cts/litre pour le sans plomb 95 et de près de 30 cts/litre pour le diesel, celui-ci devenant sensiblement plus cher que le sans plomb 95. En juin 2009, on payait 155 cts/litre pour le diesel et 149 cts/litre pour le sans plomb 95.

Charge fiscale
63,9% du prix de vente était constitué, au 1.1.2009, de charges fiscales. Pour le diesel, cette part de la charge fiscale était légèrement inférieure à 57,2%. Appliqué au prix au litre, cela signifie que plus de 86 cts/litre incombaient à la charge fiscale sur le sans plomb 95 par rapport à un prix de 134 cts/litre. En ce qui concerne le diesel, la part fiscale atteignait un peu plus de 90 cts/litre pour un prix total de 157 cts/litre.

Recettes fiscales
Les recettes fiscales sur les produits pétroliers ont augmenté régulièrement au cours des dix dernières années. Une légère baisse n’a été constatée qu’en 1998. En 1995, les recettes atteignaient seulement 4,9 milliards de CHF alors qu’en 2008, elles étaient de 6,6 milliards de CHF.

Evolution des émissions de NO2
Au cours des dix dernières années, les émissions de dioxyde de carbone se sont surtout réduites dans les régions fortement sollicitées (centres ville) même si, en 2003, un léger repli fut constaté du fait de l’été exceptionnel. Ainsi, une moyenne annuelle de 47 µg/m3 a été mesurée à Berne au cours de l’année 2008 en comparaison avec 50 µg/m3 en 1998. Dans les agglomérations (Dübendorf), la charge d’une moyenne de 27 µg/m3 est légèrement inférieure et correspond globalement à la valeur limite de l’ordonnance sur la protection de l’air. La charge est de 3,7 µg/m3 à la campagne.

Evolution des émissions de SO2
Les émissions de dioxyde de soufre sont partout inférieures à la valeur limite de 30 µg/m3 fixée par l’ordonnance sur la protection de l’air. Au cours des dix dernières années, les émissions de SO2 dans les centres villes (Zurich) ont diminué pour passer de 10 µg/m3 à 3,3 µg/m3, de 7 µg/m3 à 3,4 µg/m3 dans les agglomérations (Bâle) et de 1 µg/m3 à sensiblement moins de 0,5 µg/m3 en campagne (Rigi) (tous les chiffres en moyenne annuelle 1998/2008).

Emissions de poussières fines
La valeur limite de l’ordonnance sur la protection de l’air pour les émissions de poussières fines est de 20 µg/m3. A l’heure actuelle, les valeurs annuelles moyennes sont supérieures aux valeurs limites uniquement dans les centres ville (Zurich: 20 µg/m3). Les valeurs moyennes annuelles mesurées sont inférieures aux valeurs limites de l’ordonnance sur la protection de l’air dans les agglomérations (Bâle: 18 µg/m3) comme dans les campagnes. 

Emissions énergétiques de CO2
En 1990, 41 millions de tonnes d’émissions énergétiques de CO2 ont été mesurées. Après une réduction intermédiaire des émissions au milieu des années 90, les émissions ont de nouveau progressé vers la fin de la décennie et elles ont finalement dépassé la situation de 1990. En 2008, les émissions annuelles de CO2 par des processus énergétiques étaient de plus de 40 millions de tonnes. L’objectif est de ramener les émissions énergétiques à 10% au-dessous de la valeur de 1990 d’ici à l’année 2010.

Evolution des émissions de CO2 dues aux carburants  
Les émissions de CO2 par des carburants ont fortement augmenté vers la fin des années 90 et elles ont atteint un sommet en 2000 avec des émissions de près de 17 millions de tonnes. En 1990, les émissions de CO2 étaient de près de 15,5 millions de tonnes. L’objectif est de réduire les émissions de CO2 dues aux carburants de 8% au-dessous de leur valeur de 1990 d’ici à l’année 2010. 

Evolution des émissions de CO2 dues aux combustibles 
Les émissions de CO2 par des combustibles étaient, en 2008, inférieures à celles de 1990. A l’époque, elles se montaient à près de 25,5 millions de tonnes alors qu’elles étaient de 22,56 millions de tonnes en 2008. L’objectif est d’atteindre une réduction des émissions de CO2 de 15% d’ici à l’année 2010 par rapport à la situation de 1990.

Importations de pétrole brut et de produits finis  
En 2008, près de 36,6% du pétrole et corrélativement 60,1% de produits finis ont été importés. 45,5% ont été acheminés dans le pays depuis la frontière par des pipelines, 21,3% par la navigation sur le Rhin, 25,6% par rail et 7,6% par route.

Origine du pétrole et des produits finis  
Les produits finis étaient quasi exclusivement originaires de l’espace de l’UE (voir la question 27), le pétrole brut provenant en majeure partie de l’Afrique (31,8%).